Il est tout à fait normal d’avoir des inquiétudes lorsqu’un nouveau service de ce genre s’installe dans notre voisinage.
Voici certaines préoccupations que nous entendons souvent et les mesures prévues pour y répondre :
« J’ai peur que le service attire plus de consommateurs de drogues dans mon quartier »Le service a été conçu pour répondre à une réalité qui existe déjà. En offrant un endroit sécuritaire où les personnes peuvent aller, il permet de réduire la consommation dans les parcs, les rues et d’autres lieux publics et encadrer certains comportements pouvant survenir à la suite de la consommation de drogues. L'objectif est de mieux soutenir les personnes concernées tout en favorisant un environnement plus agréable pour l'ensemble de la communauté.
« J’ai l’impression qu’on encourage les personnes à consommer »
Les SCS sont des services de réduction des méfaits qui offrent du soutien aux personnes qui consomment déjà. Ils représentent souvent un premier contact avec des services de santé et dirigent les usagers vers des services de traitement de la dépendance lorsqu’ils y sont prêts.
« Je ne voudrais pas voir plus de seringues ou de déchets dans le voisinage »
Des règles strictes et un partage des responsabilités clair sont mis en place pour assurer la propreté du site et de ses alentours. Le service offre un endroit sécuritaire où jeter le matériel utilisé, ce qui contribue à réduire la présence de seringues et d’autres déchets liés à la consommation dans les espaces publics.
« J’ai peur que mon quartier soit moins sécuritaire » Des études réalisées ailleurs montrent que ces services ne font pas augmenter la criminalité. Des mesures sont prévues pour prévenir le trafic de drogues et les comportements nuisibles, en collaboration étroite avec le Service de police de Laval.
Le but des SCS est d’avoir un impact positif sur la communauté. La collaboration étroite avec les différents acteurs permet une cohabitation harmonieuse grâce à une réponse rapide aux enjeux ou préoccupations.
Dans la majorité des cas, cette cohabitation se déroule bien entre les organismes, les personnes qui utilisent les services et le voisinage, même si l’attention médiatique se porte souvent davantage sur les situations plus complexes.
L’expérience des dernières années avec les services en place à Laval témoigne d’un nombre limité d’enjeux signalés au fil des années, tous adressés rapidement par un comité intersectoriel se rassemblant aux 6 semaines.
Notre souhait est simple : prendre soin des personnes les plus vulnérables tout en préservant un bon environnement pour les gens qui vivent, travaillent ou étudient à proximité.